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Pastis BERGER BERGER Blanc

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Marie Brizard & Roger International

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Son Histoire 

( Extrait d'un article de Jérome Boutang - Responsable Marketing Berger La revue des marques - n° 18 - Avril 1997 ) 

Midi .... sept  heures l'heure du Berger

L'absinthe et l'anis

Depuis 1823, à Couvet dans le canton de Neufchâtel, l'absinthe Berger sentait déjà bon l'anis, la badiane (anis étoilé) et le fenouil.  Les amateurs anglo-saxons de gin et de whiskies. ainsi que les distillateurs de la Suisse alémanique n'eurent de cesse dès lors de dénoncer une Suisse intoxiquée des vapeurs de ce poison titrant 72°, et qui leur faisait concurrence.
Les décrets du 7 octobre 1907 et la prohibition de 1917 portent un coup fatal à l'absinthe.  Mai, Charles Frédéric Berger, négociant suisse (prononcer «bergueur»), avait déjà laissé à son fils la direction de la distillerie de Couvet, pour tenter de s'aventurer sur le marché français en ouvrant une fabrique à Marseille.  Sur la côte méditerranéenne. on a privilégié de tout temps la saveur de l'anis.  En 1923, le premier apéritif anisé Berger, qui ne s'appelle pas encore pastis, naît dans la nouvelle fabrique.

Le vert, le jaune, le blanc

L'histoire Berger est liée à celle de la  fée verte (l'absinthe), appelée  «la blanche» après dilution dans l'eau fraîche, puis après la Première Guerre mondiale avec l'anisé vert Berger 45 (1933), ou encore pendant la Deuxième Guerre avec un révolutionnaire Berger sans alcool, pénurie oblige, puis avec le pastis Berger (1947), dit «le jaune» ainsi que le Berger Blanc qui est tout à fait incolore dès 1933.

De Couvet, Marseille et Paris

Ce périple qui part des hauts herbages suisses où poussent la grande et la petite absinthe, en passant par le soleil du midi indispensable à la culture de l'anis vert comme a celle de la sieste et des terrasses, jusqu'à Paris, n'a pas entamé les accents joyeux de la convivialité et de la joie de vivre des amateurs d'anis.  On peut s'imaginer le choc culturel que fut le déménagement de Berger en 1972 ( les marseillais Gassier, repreneurs en 1923 des Berger, laissant le château Castel Amar sur la corniche Kennedy face à la grande bleue ), au noviciat des soeurs salésiennes de l'ordre austère de don Bosco à Lieusaint en Seine et Marne.

Berger et le sport

Berger fut très tôt au côté des amateurs de sport, au point de nommer son sirop, Sirop Sport.  Henri Caron, champion du monde de marche à pied, ne fut-il pas le «public relation» de Berger pendant vingt ans ? Car Berger ne patronnait pas n'importe quel sport.  Le vélo oui, qu'on commente au comptoir du café des sports.  Associé à la caravane du Tour de France grâce à des voitures carrossées par Siaso au Bouscat.  Depuis les brocs Pastis Berger tirés par les premières 2 CV, et qu'il fa liait lester de plaques métalliques publicitaires afin de ne pas être renversé dans les virages de la Nationale 7, en passant par les scooter  brocs, les 4L brocs, les 205 brocs qui ont transformé le pichet jaune en symbole emblématique de la marque.  A l'époque, pendant les carnavals, les clowns sortent du broc, à l'issue des courses, les vainqueurs font leur tour d'honneur dans le célèbre broc jaune tiré par une 2 CV, comme des gladiateurs dans un char- tiré par des chevaux.  Dans les années 50 à 70.  Berger était de tous les critériums régionaux. et à tous les 6 jours de Paris, allant même jusqu'à constituer sa propre équipe cycliste, le cycloclub bordelais, en 1965.
 

Avec «Midi ... Sept heures l'heure du Berger», cette fameuse signature institutionnelle déposée en 1933 en même temps que la marque, Berger eut l'ambition de donner l'heure des anisés.  C'est en effet dès sept heures du matin aux Halles pour le casse croûte, à dix heures pour «les tripes» sur les marchés, à la pause déjeuner pour les dockers de la Ciotat, et le soir que les mineurs (sept heures) côtoyant les cadres (dix neuf heures) s'encouragent d'un Berger.
Pendant quinze ans. les clubs «Midi Sept heures» à Paris, Bordeaux, Lyon.  Rouen et Lille reçoivent associations locales, artistes. et autres amis de la maison Berger.  C'est l'époque où les pin up Berger habillent les calandres des routiers. où le coup de mistral soulève la jupe de Marylin Françaises sur les calendriers Berger.  Où l'on chante le refrain   «Midi sept heure»  à la radio, ou sur les plages, dans les campings ou à la pétanque lors des premiers congés payés.
 

Intégré au groupe Marie Brizard depuis 1995, il noue ses racines d'apéritif  anisé presque bicentenaire à la célèbre anisette Marie Brizard de 1755.